Techniques de cinéma :  L’effet vertigo

Aujourd’hui, nous nous intéressons aux techniques mythiques de cinéma. L’effet vertigo, ça vous dit quelque chose ?

 

C’est Alfred Hitchcock (a-t-on réellement besoin de le présenter ?) qui invente le travelling compensé, encore appelé « effet Vertigo ». Il a été utilisé pour la première fois dans son film Sueurs froides (Vertigo), quand Scottie (James Stewart), qui est sujet au vertige, regarde la rue en contrebas (à 4 minutes du début du film), puis lorsqu’il regarde le bas d’une cage d’escalier.

Ce procédé met en relief une peur très forte, une angoisse, une crainte incontrôlable. Il donne une impression de déstabilisation, de perte de point de vue et rend ainsi compte d’un moment de malaise, de paralysie.

Techniquement, il consiste en un zoom arrière et un travelling avant (ou l’inverse) et demande une bonne maîtrise de la caméra. Le concept se démocratisa véritablement grâce aux Dents de la mer (1975) avec un plan resté célèbre dans l’histoire du cinéma (quand le chef de la police aperçoit une attaque de requin depuis la plage, à la 16e minute). Il fut aussi utilisé dans de nombreux autres films, comme dans Les affranchis (1990) de Martin Scorsese ou encore dans La Haine (1995), de Mathieu Kassovitz.

Rendre votre vidéo vertigineuse ?

Si vous souhaitez l’insérer dans votre vidéo, elle n’en sera que plus originale. En accord avec le scénario, un effet spécifique, qui marque le spectateur, peut aider à la mémorisation.

On se lance? 

Klap de fin !