Métier du cinéma : Bruiteur

Certains métiers du cinéma sont méconnus mais n’en sont pas moins essentiels. Le bruiteur en fait partie. Quel est son rôle ?

Un robinet qui coule, une porte qui claque, un couteau qu’on aiguise… Tous ces bruits participent à construire la bande sonore d’un film, à le rendre crédible, en plus des dialogues et de l’univers musical. Le bruiteur est un professionnel à la technique rodée.

 

  1. Repérage

La première étape pour le bruiteur est de visionner le montage, afin d’estimer, repérer et lister quels bruits sont à réaliser. Cela lui permet d’analyser ces sons pour déterminer quelles en sont les caractéristiques principales, l’élément qui doit le plus ressortir, le plus résonner… Le bruit doit être immédiatement reconnu par le spectateur ou l’auditeur.

 

  1. Recherche de méthodes pour les sons

Il prépare et recherche ensuite des accessoires qui pourront aider à produire le son recherché. Grâce à son expérience, le bruiteur peut repérer très facilement quels bruits il doit créer, mais aussi comment les reproduire. Il a une « mémoire auditive » qui lui permet d’associer des sons à d’autres.

Par exemple, le son d’une calèche qui roule sur des gravillons pourrait ressembler au son d’un moulin à café… Ou des noix de coco peuvent imiter à la perfection le bruit des sabots d’un cheval, comme dans cette vidéo.

Aussi, il doit s’adapter au contexte : un film qui se passera au 18e siècle n’aura pas besoin des mêmes sons qu’un film contemporain. Par exemple, un avion du début du vingtième siècle ne sonnera pas comme un avion du 21e siècle. Le bruiteur va souvent se renseigner en regardant des images ou vidéos d’archives. Il va ainsi pouvoir connaitre les matériaux utilisés à l’époque, pour que le son soit en parfaite cohérence avec le film. 

De la même façon, une voiture qui roule sur un chemin de terre ne produira pas le même son que sur des pavés en pierre.  

Il collabore souvent avec l’ingénieur son/preneur de son, qui enregistre les différents bruitages, avec lui, en studio. Connaitre l’emplacement du micro peut l’aider à mettre au mieux « en scène » le son qu’il réalise.

Il va ensuite expérimenter différentes manières de produire le bruit, pour arriver au son le plus approprié et faire plusieurs propositions au directeur artistique.

 

Un bruiteur dans mon équipe ?

L’intérêt du bruiteur, c’est qu’il va rendre « vrai » votre film, lui donner sa propre bande sonore. Rien que par le bruit des talons d’un personnage, on va deviner son caractère, sa démarche.

Il en va de même pour vos vidéos d’entreprise, surtout si optez pour l’animation. Le spectateur sera d’autant plus absorbé par la vidéo. Comme dans la vraie vie, nous entendons les sons du quotidien sans les écouter… C’est là le secret du réel. Quant aux sons qui accompagnent une infographie, c’est (comme ceux qui accompagnent une infographie), ils apportent du rythme et de l’émotion. C’est l’assurance de sortir du lot !

 

Le secret du bruiteur : dans son studio, il a plusieurs surfaces de sols de différentes textures (marbre, parquet, gazon…).

 

Pour le voir en action, voici un reportage de France Télévisions sur Greg Vincent, bruiteur pour le dessin animé « Salsifis du Bengale ».

Vidéo France TV : https://education.francetv.fr/matiere/education-aux-medias/cinquieme/video/le-son-le-bruitage

Klap de fin !